Le 2 juillet, les résultats du concours du CRPE dans l'académie de Lyon ont été dévoilés. La
réduction drastique du nombre de postes, notamment sur liste complémentaire (du jamais vu), a fait de la session 2009 de ce concours l'un des plus sélectifs depuis bien des années.
Félicitations à celles et ceux qui ont décroché l'admission, notamment les 6 étudiants de la section A2 et les 9 de la section B2 de l'IUFM de Saint-Etienne, dont le classement est pour certains
des plus flatteurs !
Ceux qui n'ont pas été admis cette année ne doivent pas rougir de leur échec, bien au contraire. Chacun a bien compris que les nouvelles générations devront redoubler d'efforts pour entrer dans
la fonction dite encore "publique". En guise d'encouragements et après consultation de la liste (trop courte) des admis, je constate que des étudiants de l'année précédente qui avaient connu un
échec en 2008 font partie cette année des heureux élus. Enfin une bonne nouvelle ! Bonnes vacances à tous.
Par G. SABATIER
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L'histoire-géographie sera, pour la prochaine édition du concours, en 2010, toujours un des éléments constitutifs de la troisième épreuve d'admissibilité. Sa forme mise en place depuis 2006
demeure inchangée, aussi bien pour l'épreuve mineure que majeure. Mais, modification de taille, le programme n'est plus le même. En effet, jusqu'à cette année, le programme du concours
était encore fondé sur les principaux points forts des programmes 2002. Dans un esprit de cohérence absolue, les candidats préparaient une épreuve sur des questions qu'ils ne seraient pas amenés
à enseigner "en l'état" à leurs élèves en cas de réussite. Cet illogisme est désormais derrière nous... pour ce qui est présenté comme l'ultime édition du CRPE dans sa physionomie actuelle, c'est
à dire la session 2010.
En effet, ce sont les programmes du cycle 3 de 2008 qui serviront de canevas au concours... et sans allégements ! Voici le texte du Bulletin officiel du 30 avril notifiant
ce changement :
"La note de service n° 2005-083 du 16 mai 2005 fixant les programmes permanents des concours externe et concours externe spécial, des second concours interne et second concours
interne spécial et du troisième concours de recrutement de professeurs des écoles est modifiée comme suit : Les dispositions relatives au programme d'histoire et géographie sont
remplacées par les suivantes :
Programme d'histoire et géographie
Le programme porte sur l'ensemble des thèmes du programme d'histoire et géographie des classes de CE2, CM1 et CM2 défini par l'arrêté du 9 juin 2008 fixant les programmes d'enseignement de l'école primaire (B.O. hors-série n°
3 du 19 juin 2008."
Si en histoire, certaines questions s'inspirent d'éléments déjà aperçus dans les programmes 2002, on notera quelques points nouveaux, à commencer par la préhistoire. Quant à la géographie, elle
est bien différente de celle qui était enseignée auparavant.
Voilà du pain sur la planche pour les éditeurs (mais souhaiteront-ils investir dans la rédaction de nouveaux manuels pour une épreuve de concours... censée se dérouler seulement pour un an), les
étudiants qui ne réussiraient pas cette année et voudraient se représenter... et les formateurs !
Par G. SABATIER
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Publié dans : METHODOLOGIE
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Le sujet de mineure de géographie qui est tombé le 29 avril était bref dans sa formulation mais vaste dans ses différentes dimensions : "le littoral, un espace spécifique". Il était précisé que
les candidats devaient s'en tenir au territoire métropolitain.
La problématique invitait donc à s'intéresser aux éléments qui rendaient les espaces littoraux français spécifiques par rapport à d'autres portions du territoire.
On commencera évidemment par une définition de l'espace littoral qui est un domaine terrestre directement soumis aux actions marines (marées, vagues, tempêtes...) et qui regroupe des activités
liées à l'interface (zone de contacts) entre terre et mer.
Le littoral, un espace attractif. La plage d'Arcachon, sur le
littoral atlantique (juillet 2007). Un article abordant ce thème a déjà été publié : ici.
Les éléments de spécificité sont de différentes natures. On pourra notamment évoquer le fait que les espaces littoraux de la métropole sont, en règle générale, des espaces convoités, où
l'influence humaine est de plus en plus prégnante. Cela se caractérise par un essor démographique important des espaces littoraux (moins marqué toutefois dans le Nord de la France que dans
l'Ouest et le Sud). Cela se vérifie aussi par l'importance des aménagements qui se sont développés dans les zones littorales : aménagements traditionnels comme les ports de pêche, la
transformation des ressources de la mer comme le sel mais aussi aménagements industriels (zones industrialio-portuaires de Dunkerque, Fos sur Mer) rappelant un Etat aménageur tout puissant dans
les années 60-70 et évidemment aménagements touristiques qui ont parfois radicalement transformé la physionomie de certains littoraux (côte varoise par exemple, stations languedociennes...).
On pourra, de cette énumération des différentes activités pratiquées dans l'espace littoral, dégager l'idée que les littoraux sont des espaces où cohabitent différents acteurs qui ont des usages
différents de l'espace (pensons par exemple aux aménagements saisonniers sur certains points des littoraux méditerranéens ou atlantiques), ce qui explique parfois des conflits d'usage dans la
gestion de ces espaces : les intérêts et usages du vacancier ne sont pas les mêmes que ceux du résident permanent, les intérêts et usages du promoteur touristique bien différents du
pêcheur...
Enfin, on se devait de signaler que ces espaces étaient au coeur des problématiques du développement durable puisqu'ils devaient satisfaire à la fois des demandes économiques (emplois,
développement des services, retombées financières pour les stations, les départements, les régions... et l'Etat), des demandes sociales (augmentation du nombre d'habitants qui a des répercussions
dans le domaine du coût de la vie, de l'immobilier...) et enfin des impératifs environnementaux comme le respect du trait côtier, la protection des milieux naturels à la fois terrestres et
maritimes. L'évocation de la mise en place du Conservatoire du littoral en 1975 et de ses actions de
sauvegarde de certaines parties du territoire (notamment par la préemption de terres ou d'habitations) et de la loi Littoral en 1986 pour à la fois concilier développement économique et
préservation de l'environnement était des exemples sans doute attendus de la part du jury.
Même remarque que pour la question d'histoire, cet article ne constitue en rien un corrigé type de l'épreuve !
Par G. SABATIER
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Publié dans : LA GEOGRAPHIE AU CONCOURS
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