Introduction
Définir « tourisme » : activités de personnes voyageant vers des endroits à l’extérieur de leur milieu habituel et séjournant
dans ces endroits pendant moins d’une année consécutivement à des fins de loisir, d’affaires ou à d’autres fins. (Définition établie par l’organisation mondiale du tourisme); insister sur la
variété des supports : article, photographies, cartes, qui permet d’appréhender les impacts du tourisme à différentes échelles, même si le sujet exclut les territoires d’outre mer.
Les idées majeures qu’il était possible de dégager :
-
l’importance du tourisme pour le territoire français à différentes échelles (docs 1, 3, 4 et 5)
- à l’échelle nationale : un élément stimulant la richesse nationale (France = principal pays d’accueil des touristes mais 3ème pays pour les recettes générées car pays de transit
avec des flux entre Europe du Nord et du Sud, donc durée du séjour plus courte que dans d’autres pays). Grande diversité de la clientèle accueillie en France : Europe du Nord, du Sud, sans
négliger la clientèle nationale (docs 2 et 3).
- à l’échelle régionale : des régions métropolitaines plus ou moins dépendantes de l’activité touristique pour les richesses produites. PACA, Languedoc Roussillon, Bretagne, Normandie,
Poitou-Charentes sont les régions où le tourisme a un poids très important dans le PIB, à l’inverse des régions septentrionales. L’Île de France est un cas particulier : région où le
tourisme rapporte le plus en retombées économiques mais qui en proportion compte beaucoup moins que les régions méridionales (tourisme = activité parmi d’autres). Les régions du Nord-Est de la
France constituent les principaux pôles émetteurs des flux touristiques, à l’inverse des régions de l’Ouest et du Sud qui apparaissent comme des zones réceptrices.
- à l’échelle locale : des lieux transformés par le tourisme saisonnier de masse comme Val d’Isère qui se transforment radicalement (emplois saisonniers…).
-
Un tourisme protéiforme fondé sur des gisements ou ressources de différents types (docs 2, 3 et 5)
Les documents 2 et 3 permettent d’établir une typologie des différents tourismes. L’atout du territoire français est de cumuler ses différentes formes touristiques, autrement dit de
bénéficier de « gisements » multiples, évitant une spécialisation telle que la connaissent certains pays.
- un tourisme de masse lié à des ressources climatiques : littoral méditerranéen, littoral atlantique… Un tourisme balnéaire qui s’appuie sur l’héliotropisme et « le désir de
rivage ». Ce tourisme de masse se retrouve aussi dans les stations de sport d’hiver dans les massifs alpins ou pyrénéens : enneigement, pentes sont en effet perçus par les sociétés
développées comme des atouts alors qu’ils correspondaient jadis à des contraintes : les besoins des sociétés font donc évoluer « les gisements » touristiques. Implantation de
stations d’hiver intégrées comme à Val d’Isère
- un tourisme culturel s’appuyant sur un patrimoine et une histoire riches (doc 2) : Mont Saint Michel, Avignon, Cluny, Vézelay, Reims et surtout Paris dont le rayonnement touche le monde
entier… Hauts lieux du passé (des sites préhistoriques aux Eyzies aux Châteaux de la Loire), richesse du patrimoine architectural, beauté des paysages et des points de vue.
- un tourisme religieux : lieux de pèlerinage comme Lourdes
- un tourisme vert en développement essentiellement dans la partie occidentale du Massif Central, en Alsace, qui s’appuie sur la valorisation des sites naturels, une demande de retour à
l’authenticité et au calme de sociétés de plus en plus urbanisées.
-
Un tourisme producteur d’espaces et de paysages (3, 5)
- Des aménagements lourds orchestrés par l’Etat français : la carte 3 rappelle l’importance de l’intervention de l’Etat dans l’aménagement des littoraux touristiques (politique volontariste
des années 60) qui a conduit à une diffusion du tourisme sur la côte languedocienne mais aussi landaise. Le document 5 illustre le développement des stations de sport d’hiver à partir des années
60-70 dans le massif alpin.
- Des voies de communication assurant la mobilité des hommes et une bonne desserte des zones touristiques : axe Nord-Sud qui reste l’axe majeur de déplacement (risque de saturation)
mais aussi développement d’axes secondaires (desserte des vallées alpines par exemple).
- Des paysages complètement transformés sous l’effet de la diffusion du tourisme : doc 5. Création d’une station de ski à la place d’un village rural autour de son église installé sur une
zone de replat, entouré de fortes pentes enneigées et sans doute spécialisé dans l’agriculture (présence de fermes en 1932). Urbanisation massive avec des immeubles collectifs (résidences,
hôtels), chalets, voies de communication… Déboisement (à gauche de la photographie) pour faciliter l’installation humaine et l’ouverture du paysage.
- Des interventions de l’Etat pour préserver des espaces… et générer d’autres formes de tourisme plus respectueuses de l’environnement : création des parcs nationaux dans les Alpes, les
Cévennes, les Pyrénées.
En conclusion, un tourisme qui s’adapte à l’évolution des mœurs, aux besoins des sociétés (on notera toutefois que les activités de loisirs comme les parcs d’attraction ne sont pas mentionnées
par l’ensemble documentaire) qui transforme durablement les espaces à différentes échelles.
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