Ce point fort concernant l'histoire médiévale n'est pas le plus difficile. On retourne à une histoire nationale avec une
réflexion autour de la notion d'Etat dans sa double dimension : autorité et administration d'un territoire.
Le piège consisterait à envisager la question de la naissance de l'Etat royal à partir d'une approche chronologique et dynastique peu porteuse de sens. Les élèves du cycle 3 n'ont pas à connaître
la chronologie des rois de France d'Hugues Capet voire de Clovis à Louis-Philippe... Par contre, ils ont quelques personnages repères à appréhender pour cette période comme Saint Louis et
Jeanne d'Arc. Des questions concernant ces deux personnages ne sont pas à exclure le jour du concours. Il s'agira alors pour le candidat de ne pas sombrer dans le piège
biographique mais de voir quelles ont été les modalités de leur contribution, à des époques différentes (XIIIe pour l'un, XVe pour l'autre), à l'établissement d'une autorité royale... mais aussi
pourquoi ils sont devenus des personnages importants de l'histoire de France.
Pour les passionnés d'histoire médiévale et des rois de France, vous pouvez vous adonner à la lecture du très grand Saint Louis de Jacques Le Goff, paru il y a plus d'une dizaine
d'années désormais mais qui est une référence absolue en matière d'histoire biographique. Le site du ministère des affaires étrangères vous permettra d'entrer dans cette lecture avec un entretien
avec cet historien majeur. L'ouvrage a, avec bien d'autres, contribué au renouveau de ce genre et explique, en partie, l'irruption dans les programmes du cycle 3 d'une liste de personnages à
connaître, concernant principalement l'histoire de France, irruption confortée par le programme de 2008.
Deux représentations de Saint Louis, canonisé très rapidement par l'Eglise catholique, rappelant à la fois la religiosité du personnage et son pouvoir temporel sur
le peuple et l'Etat français (main de justice, sceptre,...)
Pour vous éviter de vous égarer dans de fastueuses révisions, mettez bien l'accent sur les apports des Capétiens à partir du Xème siècle
(inutile de tout savoir de Clovis à Charlemagne) mais soyez capable de faire référence à des éléments précédant cette dynastie. Par exemple, il faut connaître le baptême de Clovis qui marque
l'alliance de l'Eglise avec le pouvoir royal et se retrouve dans la cérémonie du sacre qui "couronne" cette alliance sous la monarchie capétienne. Vous trouverez les informations à connaître sur
cet événement majeur de la chrétienté à cette page et vous comprendrez notamment pourquoi la date de ce baptême est incertaine.
Le programme de 2008 prévoit, chose nouvelle, un détour plus important consacré à la dynastie carolingienne avec son plus illustre représentant, Charlemagne. Les manuels de 5ème actuels suffiront amplement à vous remettre à jour sur l'empereur à la barbe fleurie et son oeuvre en matière d'affermissement du pouvoir... impérial. Ainsi ce n'est pas tant le règne de Charlemagne qui intéressera le candidat au concours que l'importance, à partir de son règne, de la cérémonie du couronnement pour ceux qui incarneront l'autorité royale en France.
Pour avoir quelques pistes de réflexion sur la diffusion de l'autorité royale en France dans le contexte féodal du Bas Moyen Âge (Xe-XVe siècles), vous pouvez consulter une fiche assez succinte mais claire de l'université du Mirail de Toulouse. Le texte vous donnera notamment une vue d'ensemble assez intéressante, en replaçant l'évolution du pouvoir en France dans un contexte européen.
Enfin, vous pourrrez lire les différentes marques du pouvoir (qu'il soit royal ou républicain) sur la capitale française en partant de la visite
du Louvre en tant qu'édifice transformé de Philippe Auguste... à Jacques Chirac. Le musée met en ligne cette visite
très instructive que l'on peut également suivre sur place avec des conférenciers de haut vol !
La visite des
fondations du Musée avec une classe de lycée en mars 2007
Dernier point du programme, la fameuse Guerre de Cent Ans qui s'étendit en fait sur 116 ans (de 1337 à 1453). Il faut en connaître, de manière sommaire, les
origines, notamment le problème de la continuité dynastique après la mort rapide des héritiers de Philippe Le Bel, le déroulement mais surtout insister sur une de ses protagonistes, une certaine
Jeanne, née à Domrémy au XVe siècle et qui se signala entre 1429 et 1431 par sa participation à la restauration du pouvoir monarchique français considérablement affaibli. Attention à ne pas
verser dans l'écueil hagiographique, d'autant que beaucoup de sites Internet présentent des éléments de la vie de Jeanne comme des vérités qui ne le sont pas... pour les historiens. Cet article fait assez bien le tour de la question mais la lecture des quelques pages qui lui sont consacrées dans Les lieux de
Mémoire de Pierre Nora vous seront aussi d'une aide précieuse.
Entreé de
Jeanne d'Arc à Orléans, oeuvre réalisée par Jean-Jacques SCHERRER (1887) qui s'inscrit dans le contexte de la constitution du mythe de Jeanne à la fin du
XIXe siècle.
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||