L'HISTOIRE AU CONCOURS

Jeudi 5 novembre 2009

Pour cette question à contenu double (découverte d'une autre civilisation : l'Islam et échanges et contacts entre chrétiens et musulmans en Méditerranée avec notamment les Croisades), on pourra se plonger dans des lectures des plus stimulantes intellectuellement, notamment pour aborder d'un point de vue historique, la troisième religion monothéiste : l'Islam. Le grand spécialiste en France des textes coraniques était sans nul doute le regretté Alfred-Louis de Prémare qui est décédé il y a quelques mois. Néanmoins, vous pourrez trouver trace de ses interventions et écrits à partir des quelques liens suivants. Tout d'abord à partir des actes du séminaire "Religions et modernité" : - Alfred-Louis de Prémare : L'approche sociologique des figures religieuses, Muhammad

- Alfred-Louis de Prémare : La formation des écritures islamiques

Autre site intéressant sur l'Islam, celui de Gilbert Grandguillaume et notamment son compte rendu d'un livre d' A-L de Prémare.

Enfin, on peut aussi s'interroger sur le genre biographique concernant les figures religieuses, notamment avec le travail d'une historienne : -
Jacqueline Chabbi : Mahomet . Pour cette question, comme pour l'enseignement du christianisme par exemple, il faut bien prendre garde de différencier ce qui est du domaine de la croyance et de la tradition religieuses de ce qui est du domaine de l'histoire (c'est à dire la reconstitution du passé avec des sources). Par rapport au programme précédent, les candidats au concours ne devront plus vraiment aborder dans le détail l'Islam dans sa construction politique et ses divisions religieuses. C'est le concept de civilisation qui prime ici : c'est à dire une approche avant tout culturelle. D'où la nécessité de se demander ce que la civilisation arabo-musulmane (l'Islam n'étant pas une civilisation) avait comme signes distinctifs notamment par rapport à la Chrétienté occidentale et ce qu'elle a pu apporter aux Occidentaux. 


La deuxième partie du contenu de ce point fort du cycle 3 offre moins de difficultés d'ordre scientifique : il s'agit des différents contacts entre chrétiens et musulmans en Méditerranée. Ce point est abordé notamment dans le programme des classes de seconde du lycée général et technologique. Dans les manuels, vous trouverez  largement de quoi alimenter votre réflexion et de quoi vous constituer les connaissances de base. La Bibliothèque nationale de France présente
une excellente exposition virtuelle en ligne, consacrée à un voyageur-géographe arabe du XIIe siècle, Al Idrisi, parcourant la Méditerranée et témoin privilégié des contacts entre civilisations. L'association des professeurs d'histoire-géographie (APHG) a mis en ligne depuis fort longtemps une conférence d'un médiéviste sur le thème de la Méditerranée au XIIe siècle. La revue électronique Hérodote consacre aussi un chapitre sur ce sujet utile à des classes de seconde mais aussi aux étudiants IUFM ! 
Dans le très riche site académique d'Aix-Marseille, vous trouverez enfin des éléments intéressants consacrés notamment 
à la Croisade

Le Pape Urbain II appelant à la Croisade en 1095 tel qu'il était representé par François Guizot dans son Histoire de France en 1875.
urbain-II-preche-croisade.gif

Par G. SABATIER
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Dimanche 18 octobre 2009
Encore une nouvelle formulation pour cette question au programme du prochain concours du CRPE ! Ce n'est certainement pas le sujet le plus difficile à appréhender. Il y a quelques années, nous avions à l'IUFM de Saint-Etienne, posé une question de mineure presque identique au libellé de cette question.

L
à encore les ressources ne manquent pas et un manuel d'histoire de 5ème fera parfaitement l'affaire pour reprendre certains points qui auraient échappé à la vigilance du candidat au CRPE. Par exemple, pour aborder cette question, un collègue de l'académie de Rouen propose de suivre les traces d'un fidèle de l'Eglise dans sa quête du Salut, la grande préoccupation de la Chrétienté médiévale.

Beaucoup d'éléments concernant ce rôle de l'Eglise sont en fait abordés à partir de l'histoire de l'art : analyse de tympans, de rosaces, de statues, d'édifices religieux. La suppression du chapitre "abbayes et cathédrales" fait que le candidat doit moins s'intéresser en apparence aux questions artistiques comme les différences entre art roman et art gothique. Cependant, avec l'entrée de l'histoire des arts dans les programmes de cycle 3, il semble tout à fait judicieux de pouvoir connaître quelques exemples d'oeuvres d'art (sculptures, enluminures, miniatures,...) pour montrer comment se manifeste l'importance de l'Eglise dans la Chrétienté médiévale. Là encore, ce ne sont pas les exemples qui font défaut ! On retrouve par exemple une foule d'informations sur ce lien de l'académie de Toulouse mais aussi sur des blogs de passionnés de l'époque médiévale comme celui-ci très riche en informations qui couvrent l'essentiel du programme du CRPE sur cette période de l'histoire. 

 Les vitraux de la cathédrale de Chartres permettent de découvrir plus de 40 corps de métiers ayant participé au financement et à l'érection de cet édifice majestueux. Ils rappellent l'importance pour chaque homme de la place de l'Eglise dans son quotidien. Sur ce vitrail, nous observons de simples manoeuvres en train de transporter des pierres afin de réaliser l'ouvrage. 
 
Par G. SABATIER
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Samedi 17 octobre 2009
Deux nouveaux intitulés pour le programme 2009-2010 du concours... La question sur le rôle de l'Eglise était déjà bien présente entre les lignes du précédent programme (notamment abbayes et cathédrales). Par contre celle concernant les relations entre seigneurs et paysans est à nouveau objet d'études pour les cycles 3. Elle nous renvoie aux principes de fonctionnement de la société médiévale, qui s'est mise en place progressivement dans l'Occident médiéval du fait du désordre issu des invasions et par l'affaiblissement du pouvoir impérial ou royal. 
Un premier écueil consiste à éviter de réduire la question à l'analyse des châteaux forts... avec une description par le menu des différents éléments constitutifs de ces forteresses. Evidemment, cela passionne les élèves mais auront-ils compris ce qu'est une société médiévale hiérarchisée et inégalitaire où les relations entre les hommes sont des relations de dominants/dominés mais où les deux parties (seigneurs et paysans) sont également unies par un contrat moral et des actes juridiques (comme les terriers où sont consignées les banalités) ? 
Pour commencer, je préconise donc de bien connaître les caractéristiques de cette société médiévale occidentale en évitant de s'écarter du sujet. Par exemple, les liens de féodalité et de vassalité ne sont pas à connaître pour cette question car ils concernent seulement les relations entre les seigneurs (plus ou moins puissants). Le cadre qui doit servir de base à l'étude est celui de la seigneurie, c'est à dire l'espace sur lequel l'autorité du seigneur rayonne, où il exerce son ban (son autorité). Les manuels de 5ème font assez bien le tour de la question. Ils vous seront d'une aide précieuse. Vous pourrez aussi parcourir un travail particulièrement riche et précis qui décrit le fonctionnement d'une seigneurie dans le Berry et son évolution

Cette seigneurie englobe bien entendu le château et c'est à ce moment là que son étude prend toute sa pertinence car il est à la fois un lieu dominant dans l'espace et aussi un outil de rayonnement du seigneur pour s'assurer une domination en proposant une protection à la population paysanne aux alentours. Beaucoup de sites Internet pourront vous être utiles pour montrer la fonction de cet édifice aux élève : château de Langeais avec la contribution du grand médiéviste Jean Favier, ou plus proche de nous, celui de Murol en Auvergne. Mais la seigneurie n'est pas toujours laïque, beaucoup de seigneuries sont également d'origine ecclésiastique : les grands abbés ayant notamment cumulé pouvoir spirituel et temporel en profitant de l'affaiblissement de l'autorité royale . Il faut donc bien insister sur le fait que le seigneur n'est pas toujours un noble chevalier, il peut s'agir d'une confrérie religieuse, d'un ordre (voir le numéro 217 de la revue Histoire publié en janvier 1998), mais aussi de milices bourgeoises (celles qui dirigent les villes) qui ont pu également récupérer une partie du pouvoir. La question est donc beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît à première vue.  
Pour vous aider, vous pourrez compter sur le magnifique site de la Bibliothèque nationale de France propose un panorama très complet de ressources iconographiques pour aborder le Moyen-Âge. Cliquez sur ce lien pour les découvrir... La visite n'a rien d'une corvée...

Calendrier de l'abbaye de Saint Germain des Prés au XIIIe siècle - représentation du mois de juillet avec la moisson
 

Par G. SABATIER
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Dimanche 4 octobre 2009

Ce point fort concernant l'histoire médiévale n'est pas le plus difficile. On retourne à une histoire nationale avec une réflexion autour de la notion d'Etat dans sa double dimension : autorité et administration d'un territoire. 
Le piège consisterait à envisager la question de la naissance de l'Etat royal à partir d'une approche chronologique et dynastique peu porteuse de sens. Les élèves du cycle 3 n'ont pas à connaître la chronologie des rois de France d'Hugues Capet voire de Clovis à Louis-Philippe... Par contre, ils ont quelques personnages repères à appréhender pour cette période comme Saint Louis et Jeanne d'Arc.  Des questions concernant ces deux personnages  ne sont pas à exclure le jour du concours. Il s'agira alors pour le candidat de ne pas sombrer dans le piège biographique mais de voir quelles ont été les modalités de leur contribution, à des époques différentes (XIIIe pour l'un, XVe pour l'autre), à l'établissement d'une autorité royale... mais aussi pourquoi ils sont devenus des personnages importants de l'histoire de France.

Pour les passionnés d'histoire médiévale et des rois de France, vous pouvez vous adonner à la lecture du très grand Saint Louis de Jacques Le Goff, paru il y a plus d'une dizaine d'années désormais mais qui est une référence absolue en matière d'histoire biographique.
Le site du ministère des affaires étrangères vous permettra d'entrer dans cette lecture avec un entretien avec cet historien majeur. L'ouvrage a, avec bien d'autres, contribué au renouveau de ce genre et explique, en partie, l'irruption dans les programmes du cycle 3 d'une liste de personnages à connaître, concernant principalement l'histoire de France, irruption confortée par le programme de 2008.

 
Deux représentations de Saint Louis, canonisé très rapidement par l'Eglise catholique, rappelant à la fois la religiosité du personnage et son pouvoir temporel sur le peuple et l'Etat français (main de justice, sceptre,...)  louis-9.gif   Pour vous éviter de vous égarer dans de fastueuses révisions, mettez bien l'accent sur les apports des Capétiens à partir du Xème siècle (inutile de tout savoir de Clovis à Charlemagne) mais soyez capable de faire référence à des éléments précédant cette dynastie. Par exemple, il faut connaître le baptême de Clovis qui marque l'alliance de l'Eglise avec le pouvoir royal et se retrouve dans la cérémonie du sacre qui "couronne" cette alliance sous la monarchie capétienne. Vous trouverez les informations à connaître sur cet événement majeur de la chrétienté à cette page et vous comprendrez notamment pourquoi la date de ce baptême est incertaine. 

Le programme de 2008 prévoit, chose nouvelle, un détour plus important consacré à la dynastie carolingienne avec son plus illustre représentant, Charlemagne. Les manuels de 5ème actuels suffiront amplement à vous remettre à jour sur l'empereur à la barbe fleurie et son oeuvre en matière d'affermissement du pouvoir... impérial. Ainsi ce n'est pas tant le règne de Charlemagne qui intéressera le candidat au concours que l'importance, à partir de son règne, de la cérémonie du couronnement pour ceux qui incarneront l'autorité royale en France.

Pour avoir quelques pistes de réflexion sur la diffusion de l'autorité royale en France dans le contexte féodal du Bas Moyen Âge (Xe-XVe siècles), vous pouvez consulter une fiche assez succinte mais claire de l'université du Mirail de Toulouse. Le texte vous donnera notamment une vue d'ensemble assez intéressante, en replaçant l'évolution du pouvoir en France dans un contexte européen. 

     Enfin, vous pourrrez lire les différentes marques du pouvoir (qu'il soit royal ou républicain) sur la capitale française en partant de la visite du Louvre en tant qu'édifice transformé de Philippe Auguste... à Jacques Chirac. Le musée met en ligne cette visite très instructive que l'on peut également suivre sur place avec des conférenciers de haut vol !
PARIS-2007-082.jpg
 La visite des fondations du Musée avec une classe de lycée en mars 2007

 Dernier point du programme, la fameuse Guerre de Cent Ans qui s'étendit en fait sur 116 ans (de 1337 à 1453). Il faut en connaître, de manière sommaire, les origines, notamment le problème de la continuité dynastique après la mort rapide des héritiers de Philippe Le Bel, le déroulement mais surtout insister sur une de ses protagonistes, une certaine Jeanne, née à Domrémy au XVe siècle et qui se signala entre 1429 et 1431 par sa participation à la restauration du pouvoir monarchique français considérablement affaibli. Attention à ne pas verser dans l'écueil hagiographique, d'autant que beaucoup de sites Internet présentent des éléments de la vie de Jeanne comme des vérités qui ne le sont pas... pour les historiens. Cet article fait assez bien le tour de la question mais la lecture des quelques pages qui lui sont consacrées dans Les lieux de Mémoire de Pierre Nora vous seront aussi d'une aide précieuse.
Entreé de Jeanne d'Arc à Orléans, oeuvre réalisée par Jean-Jacques SCHERRER (1887) qui s'inscrit dans le contexte de la constitution du mythe de Jeanne à la fin du XIXe siècle. 

Par G. SABATIER
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Mercredi 16 septembre 2009

Pour aborder cette question, nous devons d'abord indiquer que nous avons beaucoup plus d'éléments pour cerner la romanisation de la Gaule, ne serait-ce que par les ressources locales (les musées de Lyon et Vienne), que pour bien appréhender sa christianisation et surtout la diffusion de cette dernière. Attention à l'utilisation des manuels scolaires (de primaire, de sixième et de seconde) qui abordent très souvent la christianisation de l'empire romain et non pas de la Gaule, stricto sensu. Certes, on retrouvera ça et là des documents liés à la christianisation de cette partie de l'empire romain mais ils sont à peu près toujours les mêmes. Arrivent notamment largement en tête les récits des martyres et parmi eux, celui de Blandine, en 177, à Lyon, qui nous est connu par des sources écrites (correspondance entre chrétiens d'Occident et d'Orient). Dire que la Gaule a été, comme bien d'autres territoires romains, le lieu de persécutions est une évidence. Encore faut-il bien préciser que ce phénomène n'est ni généralisé dans l'espace (des parties du territoire y ont sans doute échappé), et surtout pas dans le temps (les différents règnes des empereurs romains marquant des temps d'accalmie ou au contraire de reprises voire d'accentuation de ces persécutions). 

martyrdeblandine.jpg

Une "image" du martyre de Blandine choisie pour son exemplarité ! A ne surtout jamais utiliser telle quelle ou dans une dimension illustrative avec des élèves car elle n'est en aucun cas une source historique et s'apparente davantage aux plus belles icônes de l'historiographie sainte du XIXe siècle qui cherchaient à frapper les imaginations des jeunes enfants (ce qui n'est pas trop la mission de l'école de la République...)


Dans vos révisions, tenez-vous en aux seuls faits concernant la Gaule ! Par exemple, les voyages de Paul de Tarse, dont l'historicité est très contestée et qui sont pourtant souvent présentés comme des vérités par les légendes des cartes des manuels, n'intéressent pas votre propos car l'apôtre n'aurait jamais voyagé en Gaule !  En revanche, tous les édits impériaux (comme l'édit de Milan) ayant un rapport avec le christianisme et l'histoire romaine sont à connaître et à situer car ils marquent des changements au niveau politique dans le statut de cette religion. Ces changements concernent l'Empire romain.. et donc la Gaule, qui en fait bien sûr partie ! 


Ces précautions étant énoncées, revenons maintenant  à la première partie de la question, c'est à dire la romanisation de la Gaule. Dans ce domaine, la documentation est abondante ! 
Au gré de vos promenades, vous pourrez peut-être tomber sur un vestige de l'époque gallo-romaine, sans nécessairement aller voir le pont du Gard ou l'amphithéâtre de Fourvière... Le site archeolyon, réalisé par un amateur éclairé et passionné, vous permettra de voir que les vestiges de cette époque (morceaux d'aqueducs, de voies romaines,  bornes militaires...) marquent encore le paysage rhônalpin. 
Vous pouvez choisir également une découverte de la Vienne antique. Alors, un site hébergé par le ministère de la culture saura satisfaire votre curiosité !  Enfin, vous deviendrez un expert ès civilisation gallo-romaine en vous plongeant dans le double site des musées gallo-romains du Rhône qui abrite à la fois le musée de Saint-Romain en Gal et celui de Fourvière, tout cela ne vous interdisant pas non plus une ou des visites in situ !

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Le temple d'Auguste et de Livie à Vienne, qui a magnifiquement résisté aux assauts du temps ! 

Par G. SABATIER
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Dimanche 13 septembre 2009

Après avoir inscrit au programme du cycle 3 en 2002 l'étude des Celtes, le ministère de l'éducation nationale, a préféré avec le nouveau programme de 2008 que l'attention des élèves se porte sur les Gaulois, pour reprendre une terminologie plus ancienne et sans doute plus ancrée dans l'imaginaire collectif... On pourra espérer au prochain changement de programme une étude approfondie du peuple auvergnat qui défraye en ce moment la chronique. Cela tomberait d'ailleurs plutôt bien pour cette question relative aux Gaulois pour laquelle la figure de Vercingétorix doit être convoquée.  

Plus que le programme a l'air de nous inciter à le faire, reprenons les vieux manuels scolaires, ceux dont nous pensons, par la mythologie scolaire, qu'ils commençaient tous par la célèbre formule qui constitue le titre de cet article : "Nos ancêtres, les Gaulois..."
J'ai sous les yeux L'Histoire de France d'Albert Malet à destination de la première année des écoles normales primaires pour la préparation du brevet supérieur. L'ouvrage a été imprimé en 1914. Le premier chapitre s'intitule "La Gaule et la domination romaine". L'auteur commence par limiter le cadre géographique de son étude, puis nous décrit avec force détails le cadre naturel, allant jusqu'à cette audacieuse comparaison : "la Gaule, dix siècles avant notre ère, devait ressembler à certaines régions forestières du Soudan actuel". Un peu plus loin, Albert Malet tente de dresser le caractère des Gaulois : "Ouverts et généreux, sensibles à l'éloquence, éloquents eux-mêmes, faciles à conduire avec de beaux discours, avides de nouveautés, difficiles à discipliner, prompts à l'enthousiasme, ils l'étaient aussi au découragement, et leur mobilité, leur manque d'esprit de suite et de persévérance gâtaient l'ensemble de leurs qualités. On a souvent noté la ressemblance entre les Français d'aujourd'hui et les Gaulois." Dont acte. Ce sont les écrivains antiques (au premier rang desquels sans doute un général romain bien connu) qui ont permis à Albert Malet de dresser ce portrait.

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Les Celtes font l'objet de "produits dérivés", comme par exemple cette maquette reconstituant des personnages à l'époque du IIIe siècle avant J.C.


Mais aujourd'hui, que savons-nous, de ceux que les Romains appelèrent "les Gaulois", c'est à dire une partie des peuples celtiques installés à l'Ouest de l'Europe à partir du Vème siècle avant Jésus-Christ ? 

On sera d'abord surpris de la vigueur des recherches historiques les concernant et, dans un deuxième temps, du renouvellement de l'historiographie nourrie par l'archéologie. Loin d'être une civilisation arriérée, les Celtes révèlent aux historiens une image beaucoup plus complexe. De récentes fouilles, notamment sur le site auvergnat de Corent, ont mis en valeur l'importance des structures urbaines, de dimensions insoupçonnées, chez ces peuples. Le bon village d'Astérix au détour d'une forêt n'était pas la forme exclusive de l'habitat celtique et ce, bien avant la romanisation du territoire ! 

Sans être nécessairement contraints à une visite sur le terrain des fouilles archéologiques, vous pourrez avec ces quelques sites mieux appréhender le mode de vie des Celtes...

D'abord, une visite accompagnée par le chant des cigales à l'oppidum d'Entremont, en Provence, puis un détour par le Mont Beuvray, en Saône et Loire, pour mieux connaître Bibracte, où vivait la tribu des Eduens. Enfin, passage obligé à Corent, à quinze kilomètres de Clermont Ferrand, où se révèle une véritable métropole du peuple arverne (auquel appartenait un certain Vercingétorix...).

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Fouilles à Bibracte (site Internet officiel de Bibracte)

Si ce voyage virtuel ne vous a pas trop épuisé, vous pourrez consulter le très riche L'arbre celtique réalisé par un passionné d'histoire celtique. Le site offre une foule de détails sur la vie quotidienne, l'habillement, les moeurs des Celtes. Vous pourrez ensuite pleinement vous replonger dans la lecture d'Astérix et en évaluer la pertinence historique à l'aune de vos connaissances réactualisées !

Par G. SABATIER
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Mardi 4 août 2009
Nouvelle question au concours pour la session 2010, l'étude de la préhistoire pose toujours problème pour l'historien, dépendant uniquement de sources archéologiques, soumis à d'interprétations parfois contradictoires et évolutives. Dernier exemple en date en novembre 2008 : la remise en cause de l'origine africaine de l'homme par la découverte en Asie du Sud... d'une dent birmane, beaucoup plus ancienne que les restes découverts en Afrique puisqu'elle remonterait à 37 millions d'années !

Attention à bien cerner les entrées du programme et à ne pas s'en écarter sous peine de révisions fastidieuses et inutiles. Il s'agit, en effet, d'aborder les premières traces de vie humaine puis de connaître la maîtrise du fer sans que la maîtrise du feu soit évoquée...) et les débuts de l'agriculture. Puis, l'étude de l'art préhistorique (dans l'esprit de la place accordée à l'histoire des arts dès cette année scolaire) clot cette question qui permet des liens importants avec les sciences expérimentales et les arts plastiques.

Pour se lancer sur cette très vaste période, on conseillera dans un premier temps de bien maîtriser le cadre chronologique. Pour cela, le site incontournable est Hominidés, où l'internaute trouvera une foule de renseignements et pourra aborder les principaux repères de la période. Ce site est une véritable mine de renseignements et la lecture des pages consacrées à l'évolution de l'homme et à l'art préhistorique, malgré quelques fautes d'orthographe, permettra aux futurs professeurs des écoles de mettre à jour leurs connaissances sur cette période très lointaine.

Ensuite, en utilisant les deux repères très cocardiers donnés également par le programme, vision réductrice pour le moins dommageable car, pour l'origine de l'homme, l'essentiel des découvertes est africaine et des sites d'art rupestre du néolithique fabuleux existent en dehors de l'hexagone, on se penchera sur l'homme de Tautavel, du nom d'un site proche de Perpignan. L'homme de Tautavel est un exemple d'homo erectus, hominidé qui fut le premier à maîtriser les techniques de la chasse. Le site hébergé par le ministère de la culture propose notamment une reconstitution de ce lointain ancêtre humain, qui aurait vécu il y a 450.000 ans, à partir de la découverte d'un crâne et d'une machoire découverts dans les années 70.
Plus connu, "la chapelle Sixtine" de l'art pariétal, autrement dit l'art pratiqué dans les grottes, la magnifique grotte de Lascaux découverte en 1940 dans le Périgord qui permet d'appréhender la dimension artistique du Cro-Magnon au Néolithique. Si vous ne pouvez vous déplacer, le nouveau site permet une visite virtuelle de très grande qualité et donne des renseignements abondants sur l'art pariétal.

La préhistoire est à l'origine de nombreux sites touristiques et pédagogiques dans notre pays, comme ici le CAIRN,  centre archéologique d'initiation et de recherches sur le néolithique, à Saint Hilaire en Forêt en Vendée.

 

Par G. SABATIER
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Jeudi 30 avril 2009

L'édition du concours 2009 est désormais derrière nous. Cette année, les sujets ont privilégié la géographie à l'histoire pour les candidats ayant choisi une dominante histoire-géographie pour la 3ème épreuve d'admissibilité. Commençons toutefois par nous attarder sur la question de mineure du sujet d'histoire : "Quels sont les aspects de la crise que connaît le royaume de France à la fin des années 1780 ?"

Evidemment ce sujet renvoyait aux origines directes ou indirectes de la Révolution française et incitait les candidats à faire un tableau des différents domaines où la "crise" (terme très à la mode depuis quelques temps mais qui ne devait absolument pas être envisagé sous un angle seulement économique et financier pour ce sujet) frappait le royaume de France.

On pouvait d'ailleurs commencer par préciser que ce royaume s'était constitué progressivement depuis de nombreux siècles autour d'un territoire et surtout d'une autorité incarnée par les dynasties capétiennes. Mais les années 1780 constituent une période particulièrement agitée à différents points de vue, qui confirme cette sentence prémonitoire, attribuée à Louis XV mort en 1774, "après moi, le déluge". Quels sont donc les aspects de cette crise ?

Il y a certes, d'abord, des aspects économiques et financiers. La monarchie capétienne est exsangue, très lourdement endettée. Les recettes sont très largement inférieures aux dépenses. En 1788, le budget de l'Etat français laisse apparaître un déficit de 130 millions de livres. C'est d'ailleurs, notamment, pour proposer aux privilégiés de participer à l'impôt que les Etats généraux sont convoqués par Louis XVI à Versailles le 5 mai 1789. En plus, cette fin du XVIIIe siècle voit un ralentissement de la croissance économique, à partir du milieu des années 1770, avec effondrement du prix des grains, qui constituent la base du revenu d'une population à écrasante majorité vouée aux travaux agricoles. En 1788-1789, éclate une violente crise de subsistances dus à des récoltes catastrophiques qui font monter le prix du pain de manière importante, notamment dans les villes, dépendantes des campagnes. Des situations de disette apparaissent et provoquent un fort mécontentement populaire.

  La "journée des Tuiles" à Grenoble le 7 juin 1788, une peinture d'histoire réalisée au XIXe siècle par Alexandre Debelle. La force armée royale veut le 7 juin 1788 exiler les parlementaires grenoblois, jugés peu dévoués à la royauté. La foule bombarde alors les soldats avec des tuiles et contraint le représentant du roi de battre en retraite.

Il y a aussi des aspects politiques. En ce sens, c'est le système de la monarchie de droit divin qui est attaqué. Il faut bien voir que dans les années 1780, la monarchie n'a plus du tout le caractère absolu qu'elle pouvait revêtir un siècle plus tôt sous Louis XIV ! Les attaques contre la concentration des pouvoirs dans les mains d'un seul homme, mais aussi contre la famille royale, en particulier Marie-Antoinette (affaire du collier en 1785) prennent une nouvelle vigueur dans les années 1780. S'inscrivant dans la lignée de la philosophie des Lumières, des idées remettant en cause le fonctionnement politique du royaume circulent de plus en plus. Ainsi, Le Mariage de Figaro de Beaumarchais joué pour la première fois en 1784 après 6 années de censure critique l'autorité concentrée dans les mains d'un seul homme, les courtisans qui entourent le roi ("médiocre et rampant et l'on arrive à tout"), l'absence de liberté d'expression ("sans liberté de blâmer, il n'y a point d'éloge flatteur..."). Cette contestation politique prend de l'ampleur, se répand en province (en 1788, dans le château de Vizille, les députés du Dauphiné critiquent le despotisme royal... et demandent la convocation des Etats Généraux). Cette crise politique est aussi alimentée, au point de vue philosophique, par l'expérience de la révolution américaine, qui a débouché en 1787 sur la rédaction d'ue Constitution, respectant le principe de la séparation des pouvoirs, qui n'existe pas dans le système monarchique français et octroyant aux hommes des droits naturels garantis par un texte constitutionnel.

Il y a, enfin, des aspects sociaux. La société d'ordres divisée entre clergé, noblesse et Tiers Etat, et fondée sur des privilèges de la naissance, est de plus en plus contestée. L'examen des cahiers de doléances rédigés avant la tenue des Etats Généraux laisse apparaître une critique sévère contre l'absence de libertés mais aussi contre tous les privilèges seigneuriaux hérités de la période féodale (droit de chasse, redevances...). Ces critiques émanent du peuple, lorsque ses revendications ont pu être relayées par des députés scrupuleux, mais surtout de la bourgeoisie dont le pouvoir et l'influence politiques sont réduites par rapport à son rôle économique. Là encore, les esprits éclairés des Lumières relayent cette contestation ("Vous vous êtes donné la peine de naître et rien de plus" dans Le Mariage de Figaro).

En conclusion, la corrélation de ces différents aspects entraîne une situation explosive et explique qu'une révolution à la fois politique et sociale éclate en 1789, année qui scelle le sort d'un Ancien Régime politique (monarchie de droit divin) et social (société d'ordres).

Cet article ne constitue en rien un corrigé officiel de l'épreuve. Il s'agit simplement d'une mise en forme organisée de quelques arguments susceptibles de répondre au mieux au sujet. En outre, la précision des exemples n'est pas la même que celle qui peut être exigée au concours dans une épreuve où le temps est très limité.

Par G. SABATIER
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Dimanche 22 mars 2009

Le sujet de l'épreuve mineure du concours blanc organisé par le centre local stéphanois de l'IUFM de Lyon était : "les conséquences de la première guerre mondiale sur les sociétés européennes".

On notera que l'un des premiers problèmes posés par ce sujet était son absence de datation. Or, comme l'ont fait remarquer quelques candidats, les conséquences de ce conflit inédit par sa nature et son extrême violence ne se limitent pas au court terme mais sont visibles sur un temps plus long, notamment pour la période de l'entre-deux-guerres. Deuxième difficulté : bien cerner le sujet et le limiter à des aspects sociaux. Trop de candidats au lieu d'évoquer les sociétés abordent les transformations territoriales de l'Europe en centrant leur réflexion sur les Etats. Ces hors-sujets manifestes entraînent une perte de temps et un traitement trop rapide de ce qui devait constituer l'essentiel du devoir.

Voici quelques pistes de correction proposées par Evelyne Soulas pour traiter le sujet :

La première guerre mondiale par sa longueur (1er Août 1914/11 Nov. 1918) par les caractéristiques de son déroulement  a profondément marqué les hommes qui l’ont vécue et est ainsi à l’origine de profondes transformations des sociétés. Parmi  ses caractéristiques  lesquelles  laissent le plus de traces et vont servir de base à la reconstruction des sociétés d’après guerre ?

Les sociétés d’après guerre vont être profondément marquées par l’ampleur du nombre des morts (10 millons en Europe) mais aussi par le nombre de blessés, de mutilés et de traumatisés psychologiques qui auront beaucoup de mal à réintégrer une vie normale après la fin des combats. L’ensemble de l’Europe est marquée par le deuil et partout on érige des monuments aux morts et s’organise le culte du souvenir en même temps qu’il faut prendre en charge tant de veuves et d'orphelins. Dans ce contexte il est important d’affirmer que cette guerre est « la der des ders » et  des courants pacifistes aux couleurs politiques diverses se développent dans tous les pays. Tous sont bien décidés à ne faire aucune concession pour  sauver à tout prix une paix si chèrement acquise. Cette guerre a par ailleurs entraîné une perte de repères sociaux. Au niveau des richesses par exemple elle a apporté de nombreux reclassements. Certains se sont appauvris au fil de ces quatre années de guerre (absence de hommes partis au front), et de nombreux rentiers se sont même retrouvés ruinés (ex. les possesseurs d’emprunts russes qui ne sont pas honorés par le nouveau gouvernement) alors que les profiteurs de guerre affichent leur réussite.

La première guerre mondiale se caractérise aussi par ce que l’on appelle la brutalisation du conflit. Les combattants ont été pendant un temps effroyablement long confrontés à la mort subie, ou donnée,  dans des conditions qui les conduisaient  parfois à en oublier même leur condition d’homme lorsqu’ils étaient amenés transgresser les principales valeurs humaines pour survivre. Cela a conduit à une certaine banalisation de la violence, source de l’acceptation de toutes les violences ensuite.  Les populations  civiles aussi ont été impliquées dans le conflit  (pour l’économie de guerre : ex. les munitionnettes à St- Etienne) quelque soit leur âge ou leur sexe, et l’opposition front/arrière s’est effacée. On assiste en 1915 au premier génocide du XXème siècle qui touche plus de 1,5 milllons d’arméniens en Turquie. La révolution russe, si elle a suscité de nombreux espoirs, devient aussi un modèle de règlement des antagonismes politiques par l’élimination totale le l’adversaire et à l’extrême gauche comme à l’extrême droite la violence va être érigée en valeur et va être utilisée pour justifier les moyens employés pour contrôler la société dans le but de la régénérer.

Les traumatismes laissés par cette guerre sont extrêmement nombreux et ont constitué le creuset dans lequel vont se forger les totalitarismes.


Pour compléter ce travail, vous pouvez aussi consulter des travaux d'élèves de Première sur cette période, notamment les articles des groupes ayant travaillé sur le thème de l'après-guerre. Monument aux morts de la commune guadeloupéenne de Saint-François rappelant la vigueur du patriotisme et la lourdeur du chagrin des veuves de guerre.

Par E. SOULAS et G. SABATIER
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Lundi 16 mars 2009

Le programme de cycle 3 donne l'occasion de se pencher en détail sur le régime républicain, notamment par l'étude de la IIIe République lors du XIXe siècle et de la Vème République pour le XXe siècle. 
Commençons d'abord par cerner le double sens du terme 'République' qui désigne d'abord un régime politique et non un système de valeurs (comme la démocratie). 

La République a pour caractéristique de ne pas être un régime où le pouvoir est dévolu à un monarque héréditaire. Cela ne signifie pas pour autant que la transmission du pouvoir se fasse par une élection et que le pouvoir soit régulièrement remis en jeu : pensons aux républiques autoritaires qui sévissent encore de nos jours dans les contrées nord-coréennes, cubaines... 

Ensuite, la République, au sens étymologique du terme, est un régime qui doit oeuvrer pour le bien public, ou plus exactement pour la chose publique (la res publica). C'est donc théoriquement un régime qui s'appuie sur une dimension collective... ce qui n'exclut toutefois pas, là encore, une personnalisation du pouvoir (pensons à la République sous le Consulat ou les Républiques autoritaires de nombreux pays africains).


Que nous disent les instructions officielles sur les régimes républicains français des XIXe et XXe siècles ? 
Pour la IIIe République, on rappelle que "En France, la République s'installe durablement, consolide les libertés fondamentales et développe l'instruction." Mais ce n'est toutefois pas cette République enfin triomphante après deux échecs que souligne l'un des points forts consacrés au XIXe siècle qui rappelle "les difficultés de la République à s'imposer en France : un combat politique de plusieurs générations". 
Dès lors, il conviendra d'analyser le régime républicain à l'aune de sa difficile génèse dans les années 1870 en particulier mais aussi de son enracinement à partir des années 1880 sans que pour autant ne disparaissent les contestations. La ressource la plus utile pour revoir cette question consiste à utiliser un manuel de première ES ou L dont le programme recoupe ces deux aspects. Vous pouvez aussi consulter
cet article à destination des lycéens mais qui permet de bien cerner les enjeux des années 1870 lorsque la IIIe République s'installe par défaut et met 5 ans à être définie !
Les ressources sont plus nombreuses pour découvrir la République triomphante à partir des années 1880. On peut partir de ressources locales : d'abord
le blog des professeurs d'histoire-géographie du lycée Claude Lebois à Saint-Chamond vous donnera de précieux renseignements, en s'appuyant notamment sur les travaux de l'historien spécialiste de la IIIe République, Maurice Aguhlon. 
On pourra aussi montrer l'enracinement du régime répubicain en mettant l'accès sur le rôle de l'école et de ses instituteurs, ces hussards noirs de la République.
Le site officiel du Sénat offre un bon rappel des grandes lois scolaires et des liens utiles pour bien appréhender la laïcisation de l'école dans le giron républicain. 

salle_classe-copie-1.jpg

Une reconstitution d'une salle de classe au début du XXe siècle...

Musée national de l'éducation nationale à Mont Saint-Aignan placé sous l'autorité de l'INRP (institut national de la recherche pédagogique)


Pour l'étude de la Vème République, le programme affiche d'emblée une approche civique qui doit détourner les candidats au concours de révisions à caractère chronologique, ce qui est pourtant le lot de nombreux manuels d'aide à la préparation du concours. Le programme stipule, en effet, dans ses points forts qu'il faut étudier "la Cinquième République, pour commencer à comprendre le fonctionnement de notre système démocratique". 
Ce qui compte, c'est donc, avant tout, de bien maîtriser les institutions de notre régime républicain et de voir dans quelle mesure ces dernières garantissent un fonctionnement démocratique. C'est le site
Vie publique qui vous donnera les renseignements les plus intéressants et les plus précis, en répondant à la question "comment caractériser le régime républicain de la Ve République ?". 
Partir de
l'organigramme des institutions de la Vème République vous sera également d'une aide précieuse. 

Par G. SABATIER
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